Stéphane Hauton Stéphane Hauton

La peau un goût de tanin

As-tu déjà observé ta peau après un bain de soleil ?

Sa couleur change, se patine, comme le bois d’un tonneau exposé à la lumière.
Elle s’imprègne du temps, de la chaleur, de la vie.

Notre peau est un tanin.

Elle garde la mémoire des jours, des caresses, du vent, de la pluie.
Elle s’oxyde doucement, se tanne avec l’expérience, se charge de nuances comme un vin élevé en fût.

Le tanin, c’est cette substance végétale qui protège, qui relie, qui colore.

Il circule dans la vigne comme notre sang dans nos veines.
Il donne au vin sa structure, sa profondeur, sa tenue.

Notre peau agit de la même manière : elle filtre, elle respire, elle nous relie au monde extérieur.
Sous la lumière, nos cellules se transforment.

Elles fabriquent leur propre défense, une matière invisible qui raconte notre histoire.
Chaque ride, chaque tache, chaque cicatrice est un pigment de vécu.

Notre peau se souvient, comme le vin se souvient du soleil, de la pluie et de la main du vigneron.

Et si notre épiderme était le miroir de la terre ?

Un sol vivant, poreux, traversé par des flux, des mémoires, des émotions.
L’eau qui nous traverse y dépose chaque instant, chaque sensation, chaque rencontre.

Nous sommes des cuvées humaines, façonnées par le temps, par l’eau et par la lumière.
Certains tanins sont souples, d’autres rugueux, mais tous témoignent du passage du vivant.

Alors, la prochaine fois que tu passeras ta main sur ta peau, pense à la vigne.
À sa sève, à ses fruits, à ce lent travail du temps.

Notre peau n’est pas une frontière : c’est une mémoire liquide, un lien entre le dehors et le dedans.

Elle est la trace du vivant sur le vivant.

Elle est notre tanin.

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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

Appartiens-tu plus à la terre ou à la mer ?

T’est-il déjà arrivé de te demander à quel milieu tu appartenais le plus ?
Nous vivons sur une planète où tout est lié à l’eau.

Ce questionnement est logique, car la vie est née dans l’eau.
La science n’a pas encore toutes les réponses, mais chacun ressent parfois une forme d’attirance pour l’océan.

On peut imaginer que nos ancêtres étaient des poissons dotés de nageoires, vivant dans un environnement liquide.
Avec le temps, ces nageoires sont devenues des griffes, puis des pieds pour marcher.

Un jour, l’être humain s’est redressé pour tenir debout, et nos pieds ont perdu leur forme palmée.

Assis face à la mer, les pieds sur la terre ferme, on peut observer comment les vagues se terminent sur la plage.
C’est la rencontre entre deux éléments essentiels à notre existence.

Peut-être que la bonne réponse, c’est d’être lié aux deux à la fois.

As-tu déjà eu les mains dans la terre et les pieds dans l’eau ?
C’est rare, mais possible.

Il suffit d’enlever ses chaussures et de marcher dans l’herbe humide du matin.
La rosée relie l’eau et la terre, et nous en faisons partie.

Ou encore, nager dans la mer et laisser une vague nous ramener vers le rivage : le mouvement de l’eau nous ramène toujours vers la terre.

On peut aussi imaginer que, sans notre peau, notre corps serait absorbé par la terre pour nourrir la vie,
ou transformé en goutte d’eau rejoignant l’océan, participant à son mouvement.

Quand je m’immerge dans l’eau et que je ferme les yeux, je ressens une sensation d’unité.
Mon corps devient léger, le bruit disparaît, et je me sens simplement vivant.

Où que je sois, dès que l’eau me touche, je me sens connecté à la nature et au cycle du vivant..

Découvre mon œuvre “La vague – N°36” :
https://www.stephanehauton.com/oeuvres/p/locan-la-vague-n36

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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

À quelle espèce appartiens-tu ?

Je suis en colère de voir les hommes se placer au-dessus de la nature.

Le mot « croissance économique » m’est insupportable.
C’est un prétexte pour tout exploiter sans questionnement.

Nous voulons tout contrôler, tout prendre, tout vendre, sans réfléchir aux conséquences sur le vivant.
Pourtant, nous continuons à puiser dans les ressources naturelles avec une frénésie inquiétante et sans limite.

Nous avons créé des dieux et, dans le même temps, nous essayons de le devenir nous-mêmes.

Nous avons remplacé le verbe « être » par « avoir », et nous ne cessons jamais d’accumuler.
La soif d’argent a supplanté la soif de vivre, de respirer et de respecter notre environnement.

Et toi, te sens-tu coincé aussi dans ce système qui s’essouffle ?

C’est comme si nous étions assis sur une branche et que nous la scions nous-mêmes.
Beaucoup essaient de comprendre et finissent par se sentir déconnectés de leur espèce.

On souhaite souvent échapper aux contraintes économiques et politiques pour revenir à l’essentiel, pour retrouver un contact réel avec ce qui nous entoure.

Pourquoi suis-je dans cet état ?

Parce que nous avons oublié qu’une source d’eau active nos racines.
Nous avons coupé le lien avec la terre et avec la vie qui nous entoure.

Nous construisons nos villes et nos infrastructures sans tenir compte des limites de la planète.
Nous ne pouvons pas continuer à considérer la nature comme une ressource infinie.

Nous ne pouvons pas consommer sans limite.
Nous ne pouvons pas nous considérer comme supérieurs aux autres espèces.

Nous faisons partie d’un tout.

De l’air que nous respirons à l’eau que nous buvons, tout nous est offert par la nature.

Une espèce vivante ne peut survivre si elle ne respecte pas son environnement.

Tout conflit avec la nature est impossible : elle finira par nous imposer des limites.

Aujourd’hui, nos gestes quotidiens façonnent notre futur et celui de la planète.

Comprendre l’urgence et réapprendre à observer la vie nous permet de reconnecter nos actions à notre environnement.

C’est exactement ce que j’explore dans mon art : à travers l’eau et ses mouvements, je cherche à révéler le lien vital entre l’homme et la nature, pour que chacun comprenne ce que nous risquons de perdre.

Dans un prochain article je te parlerai des quantités d’eau qui circule dans notre corps.

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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

Tu as le vague à l’âme ?

T’est-il déjà arrivé de repenser à hier, à ces instants que tu aurais voulu revivre, prolonger, ou simplement retenir un peu plus longtemps ?

Peut-être te sens-tu, à ce moment-là, submergé(e) par tes émotions, envahi(e) par la nostalgie et la douce douleur de ce qui n’est plus.
Entre regret et mélancolie, la frontière est souvent floue.

Ne t’en veux pas, c’est quelque chose que nous traversons tous, un jour ou l’autre.

Peut-être est-ce à cause du temps qui file entre nos doigts comme l’eau d’un ruisseau, impossible à retenir.

Ou peut-être est-ce la peur de voir certains moments s’effacer avant d’en avoir pleinement profité.

Ce sentiment est profondément humain : il traduit simplement notre attachement à ce qui nous fait du bien, à ces fragments de vie qui marquent notre mémoire.

Notre cerveau, façonné par des millénaires de survie, accorde encore aujourd’hui plus de place aux émotions négatives, comme autrefois lorsqu’il fallait rester sur ses gardes.
Ce mécanisme, utile jadis, nous pousse désormais à ressasser, à entretenir la tristesse plutôt qu’à célébrer la joie.

Et si ce vague à l’âme venait simplement du fait que tu ne vois pas encore ton avenir ?
Cet horizon incertain que tu cherches à maîtriser, comme si tu voulais retenir le temps lui-même…

Et si, au lieu de lutter, tu changeais de regard ?

Peut-être que le verre que tu crois à moitié vide est déjà à moitié plein.
Accepter cette perspective, c’est comprendre que la joie et la douleur ne sont que les deux visages d’une même expérience : si le bonheur existe, la souffrance en est la trace, la preuve vivante.

J’ai moi aussi connu des périodes où tout semblait s’effondrer.
J’ai cru sombrer, jusqu’à comprendre que le bateau qui prenait l’eau, c’était moi.

En touchant le fond, j’ai trouvé la force de remonter à la surface.
Parfois, pour avancer, il faut simplement lâcher prise et se laisser porter par la vague.

Ce mouvement, cette force, vivent en chacun de nous.
Et même au cœur des tempêtes, nous pouvons tous retrouver le souffle, repartir, plus ancrés, plus conscients, plus vivants.

Je t’invite à découvrir mon œuvre “La Vague n°28 “
https://www.stephanehauton.com/oeuvres/p/la-vague-n28

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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

Ta peau est liquide !

Réalises-tu que tu es essentiellement du liquide ?

Pose un doigt sous ta gorge pour sentir ton cœur battre.
Telle une locomotive, il impulse le liquide dans tous tes organes.

Tes cinq litres de sang sont constitués de 83 % d’eau.
Tes organes sont faits de 65 % d’eau.
Ton squelette contient 22 % d’eau, et ton cerveau, 90 %.

Difficile de voir cette circulation dans notre corps.
Rassure-toi, tu n’es pas seul. Mais alors, comment voir le mouvement caché du vivant ?

Je te propose d’essayer de circuler en toi.

• Pour cela, tu deviens un globule rouge.
Maintenant, tu es beaucoup plus petit qu’un millimètre (7,7 micromètres).

• Tu entends le bruit de ton cœur, avec cet air qui pousse la vie en toi.
Ton voyage commence : te voilà à l’intérieur d’un système de racines qui circule partout.
Ces vaisseaux font deux fois le tour de la Terre (soit 90 000 km).

• Et te voilà lancé à toute vitesse dans cette circulation.
Tu montes, tu descends, tu es absorbé, dirigé, transformé.
À certains endroits, les canaux sont si petits que tu ne peux passer que seul.

• Puis te voilà le long d’une paroi, souple et solide à la fois.
C’est la peau, constituée de 70 % d’eau, comme un raisin tendu sous le soleil.

Peut-être que toi aussi, tu ne peux pas voir ce monde liquide débordant d’énergie vitale.

Mais si c’était à cause de cette peau qui t’empêche de le voir ?
La vraie solution est peut-être de devenir transparent, pour observer tout ce qui circule à l’intérieur.

Ta peau est ton identité, remplie de cette eau qui te rend unique.
Tes pieds sont comme des racines dans le sol, ici et maintenant.

Tu pousses vers la lumière pour grandir.
L’autre solution, la vraie, est peut-être de devenir liquide comme l’eau,
pour circuler dans tout le vivant.

Alors, j’immerge ma peau et je ne fais plus qu’un avec l’eau.

Plus de corps, plus de peau

C’est un mouvement perpétuel, mais je t’en parlerai la prochaine fois
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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

As-tu oublié tes racines ?

La vie s’est installée dans les océans avec la lumière pour créer le vivant dans des climats.
Au départ, des formes, puis des nageoires, puis des griffes et des pieds.
Les espèces sur cette planète bleue, en sortant de l’eau, ont colonisé les terres.

Sais tu que certains hommes ont des racines aux pieds ?

Non, ce n’ormal si tu as oublié sur quel sol tu pousses.
Le béton a remplacé la terre dans notre concept de « modernité ».

Pourtant, il existe des hommes enracinés plus que d’autres.

Ils sont entre ciel, rivière, fleuve, brumes et terre.
Ils ne peuvent pas oublier leurs racines, le terroir.
Ces amoureux du sol aiment le règne végétal, unique.

Ils savent que l’élévation du sol dans le règne végétal se fait grâce à trois éléments principaux :
la lumière, la terre et l’eau, qui activent le règne végétal.

Peux-tu imaginer tous les chemins que fait l’eau pour déclencher le vivant ?
Je te propose de faire ce chemin, en devenant de l’eau.

• Partons du ciel, tu deviens goutte et, à grande vitesse, tu tombes.

• Tu passes d’un climat glacial à chaud, ta descente n’est pas finie, le sol n’est plus loin.

• Tu viens d’arriver et te dissous dans cette terre unique.
Là, tu descends le plus loin possible pour déclencher et trouver le vivant.

• Une graine pourrait faire l’affaire, mais là, c’est une racine qui se propose à toi.
Elle est comme une artère qui n’attend que toi pour faire battre le cœur de la vie.

• Et te voilà attiré, aspiré comme par une force lumineuse.

• Te voici au bout du chemin, pour devenir une graine, une fleur puis un fruit.

• Tu seras choyé, taillé, dirigé, nettoyé pour être récolté par l’homme.

Mais pas par n’importe quel homme — par ces vigneron(nes) amoureux de la terre,
qui se lèvent avant le jour pour écouter le vent dans les feuilles,
qui parlent aux ceps comme à des êtres vivants,
qui savent reconnaître la fatigue d’une vigne, la joie d’un fruit prêt à naître.

Leurs mains portent l’empreinte du sol, leurs gestes prolongent la mémoire des saisons.
Ils observent le ciel, attendent la juste lumière, et quand vient le moment, ils coupent le raisin avec la douceur d’un rituel.

Dans chaque grappe qu’ils effleurent, il y a le reflet du temps,
la patience du vivant, la confiance donnée à la nature.

Ce sont eux qui te guideront vers ta métamorphose, pour que, de la terre à l’arôme, tu deviennes le vin,
ce liquide d’émotion né du cœur des hommes et du silence des racines.

Une bouteille de vin, c’est 80 % d’eau et le reste de tanin.

Notre corps est composé essentiellement de 60 % d’eau, avec des artères qui font 100 000 kilomètres.
De cette passion, de cette impulsion jaillissent volumes, membranes et organismes en devenir.
C’est le déploiement d’un monde dynamique, invisible sous la surface visible.

N’oublions pas nos racines et ce qui circule en nous tous.

• Cliquer ici pour découvrir “De la terre à l’arôme N°19” : https://www.stephanehauton.com/oeuvres/p/de-la-terre-larme-n19

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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

A quoi es-tu relié ?

Dans son histoire l’homme a toujours cultivé, pêché, vécu près d’une source.
Notre modernité nous a urbanisés, nous éloignant des côtes.

Dans ce concept de « ville », nous travaillons, et notre vision de la liberté s’assèche.
La bétonisation est devenue un mode de vie.

Nous sommes pour la plupart, des citadins déracinés. La notion de travail nous a fait quitter la terre,
les océans, pour vivre dans la dite « modernité ».

Souviens-toi de ces ruisseaux, de ces lacs, de ces océans pendant les vacances.
Souviens-toi de ces après-midi à nager dans ces eaux, en plein soleil.
De cet instant où tu pouvais t’asseoir face à un horizon liquide, sans fin.

Et toi peux tu voir depuis ta fenêtre les vagues ?

Non alors je te propose de te ressourcer :

• Cherche autour de chez toi un cours d’eau, une rivière, un lac, un étang, voire l’océan.

• Part, roule ou marche, sens le vent sur ton visage.

• Tu es arrivées : assieds-toi, regarde, écoute ce liquide.

• Le courant est là : enlève tes chaussures, trempe tes pieds.

• Ne parle pas. Observe ces ondulations brillantes.

• Te voici à cet endroit où tout a commencé… et où tout peut recommencer.

• Devant toi, une force lunaire monte et descend.

• Maintenant, ferme les yeux et respire. Ton ventre se gonfle.

• Puis ta poitrine s’élève, redescend.

• Les vagues respirent comme toi.

Toi et moi sommes faits à 70 % d’eau.

Ce mouvement d’air, cette impulsion, permet la circulation du liquide dans ton corps. Ton cœur pousse ce sang à travers des milliers de kilomètres d’artères.

L’eau est partout, dedans et dehors.
Elle est invisible, silencieuse, et t’accompagne où que tu sois.

Il suffit de la chercher, de l’écouter, à l’intérieur de toi.
C’est une vague d’énergie qui t’apaise, où que tu sois.

Il existe ceux qui n’ont que des racines…mais je t’en parlerai dans prochaine article.

• Cliquer ici pour découvrir la vague N° 33 : https://www.stephanehauton.com/oeuvres/p/la-vague-n33

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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

Et si l’eau était une monnaie spéculative ?

J’ai appris que l’eau est cotée sur des marchés financiers en Australie depuis 2003.

Cette idée me révolte, et je peine à en saisir toute la logique tant elle me semble insensée.

Précisons les choses : ce n’est pas directement l’eau qui s’échange sur ces marchés, mais les droits d’usage et les actions d’entreprises qui l’achètent et la revendent comme n’importe quelle marchandise.

Pourtant, le résultat est le même : une ressource vitale devient l’objet d’une spéculation dont les conséquences sont désastreuses pour les populations.

Imagine un instant : aujourd’hui tu paies ton litre d’eau 2 €, et demain 20 €.

Cela paraît impensable, et pourtant c’est une réalité pour certains.

En Australie, des agriculteurs achetaient autrefois un million de litres d’eau pour 50 $. Aujourd’hui, ils doivent parfois en débourser 500 $.

Comment nourrir une population lorsque la première ressource pour cultiver devient inaccessible ?

La vie aurait-elle donc un prix ? C’est une folie.

L’eau, au même titre que l’air que nous respirons, a toujours été considérée comme un bien commun, offert par la nature.

Comment avons-nous pu basculer dans une logique où des traders, depuis leurs écrans, décident du prix auquel un être humain pourra accéder à cette ressource fondamentale ?

Aucune valeur monétaire ne peut réellement être attribuée à l’eau.

Elle est trop précieuse, trop essentielle.

J’ai dit un jour : « L’eau, c’est l’or qui coule de la terre. »

Elle relie chaque être vivant, et partout où elle afflue, la vie s’installe.

Elle agit comme un big bang silencieux, diffusant ses informations et déclenchant l’étincelle qui anime le vivant.

Il est urgent de remettre les valeurs de la nature au-dessus des valeurs monétaires humaines. L’intelligence collective doit primer sur le profit, sans quoi nous risquons de transformer en luxe ce qui devrait rester un droit fondamental.

Pour ma part, je vais aller à la piscine collective, l’eau a toujours eu ce pouvoir de m’apaiser.

À bientôt pour mes prochains articles.

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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

Ta vie n’est-elle pas l’écho de tes cinq sens ?

Et si ta vie n’avait pas un seul sens, mais une infinité de reflets qui s’éveillent à travers tes perceptions.

Nos sens nous accompagnent à chaque instant. Nous touchons, nous écoutons, nous regardons, nous goûtons, nous sentons… souvent sans même y prêter attention.


Pourtant, toutes ces informations s’impriment en nous, façonnent notre mémoire et nos émotions.

Mais parmi ces cinq sens, lequel est chez toi le plus discret, le plus endormi ?

As-tu déjà pris le temps de le chercher ? D’observer pourquoi il se manifeste moins ?

Souviens-toi…

• De l’odeur irrésistible à la boulangerie sur le chemin de l’école.

• Du visage de ce premier amour qui a enflammé ton coeur.

• Du sifflement du vent d’été, peut-être du mistral, pendant tes vacances.

• Du goût simple et chaud d’un verre de lait à la ferme.

• De la caresse tendre de tes grands-parents sur tes joues.

Ces souvenirs sont les empreintes sensibles de ton histoire.
Et parfois, l’un de tes sens se cache au fond de toi, plus fragile, attendant qu’on le réveille.

Je te propose un exercice simple.

Prends une bouteille de vin.

Écoute le bruit du bouchon qui s’ouvre, promesse de convivialité.

Saisis la bouteille dans ta main : sens le verre froid, lourd, solide.

Verse lentement : observe cette couleur unique qui se déploie dans ton verre.

Porte-le à ton nez et respire le terroir, le fruit, le minéral.

Puis goûte. Laisse le vin circuler, humecter chaque paroi de ta bouche, et découvre ses nuances.

Tu viens d’activer tes cinq sens, les uns après les autres.

Maintenant, classe tes ressentis : lequel s’est imposé avec force ? Lequel est resté discret ?

Était-ce une image, un son, une odeur, un goût, une caresse ?

Imagine tes sens comme cinq plateaux posés en équilibre.

Certains se remplissent abondamment, d’autres à peine, mais chacun soutient les autres.

Le plus faible n’est jamais inutile : il est porté, nourri et réveillé par ses compagnons.

La mémoire est une clé précieuse : elle réactive ce qui sommeillait, elle éclaire ce qui t’est
nécessaire. Tes sens ne sont pas figés. Ils évoluent, se développent selon tes besoins.

En vérité, il n’existe pas de faiblesse.

Chacun de tes sens a sa force et t’indique une direction unique : la tienne.

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Stéphane Hauton Stéphane Hauton

Est-ce que tes journées passent trop vite ?

Ton temps semble aspiré comme l’eau dans une éponge.

C’est le rythme effréné de l’homme dit « moderne » qui ne nous laisse plus de place pour soi.

Du matin au soir, tu passes d’une activité à l’autre, enchaînant sans répit.
Ton temps libre s’amenuise, et il devient plus rare de simplement regarder, admirer, ressentir.

Souviens-toi de ton enfance, de cette insouciance légère.
Souviens-toi de ces longues journées d’été où le temps paraissait infini.

Ne rien faire était alors naturel.
Aujourd’hui, cela te semble inutile… et pourtant, ne rien faire est utile.

Il faut savoir s’arrêter pour retrouver le calme.
Ce calme, cette douceur intérieure qui apportent une énergie nouvelle, apaisante.
En t’accordant cet instant, tu te mets en paix et redécouvres ton rythme naturel.
Alors arrête-toi. Essaye de ressentir.

Et si la solution pour retrouver ce temps perdu était de t’immerger dans l’eau ?
Je t’invite à une expérience simple : prends une douche en silence, sans musique,
sans hâte.

Ouvre le pommeau, regarde les milliers de gouttes qui tombent comme une pluie bienveillante.
Entre lentement sous l’eau chaude, laisse-la couler sur tes bras,
ta nuque, ton visage, tes jambes.
Lève la tête et accueille ce flot qui descend le long de ton corps.

Ressens cette eau qui glisse, enveloppe et dessine ton anatomie,
comme lorsque tu étais bercé dans le ventre rond de ta mère.
Te voici dans une bulle de calme, entièrement entouré d’eau.
Ferme les yeux, écoute ta respiration.

Sens tes poumons qui montent et descendent, comme les vagues de l’océan.
Plonger dans l’eau, même symboliquement, t’invite à retrouver ta respiration la plus naturelle.

Respire lentement, à ton rythme, sans contrainte.

Le temps n’appartient qu’à toi, si tu oses l’habiter pleinement.

L’eau devient alors ton miroir, ton abri et ton énergie.

Dans ce silence liquide, tu peux enfin te ressourcer.

Cliquer ici maintenant pour découvrir l’œuvre “ L’océan, la vague N°40”

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