Et si l’eau était une monnaie spéculative ?
J’ai appris que l’eau est cotée sur des marchés financiers en Australie depuis 2003.
Cette idée me révolte, et je peine à en saisir toute la logique tant elle me semble insensée.
Précisons les choses : ce n’est pas directement l’eau qui s’échange sur ces marchés, mais les droits d’usage et les actions d’entreprises qui l’achètent et la revendent comme n’importe quelle marchandise.
Pourtant, le résultat est le même : une ressource vitale devient l’objet d’une spéculation dont les conséquences sont désastreuses pour les populations.
Imagine un instant : aujourd’hui tu paies ton litre d’eau 2 €, et demain 20 €.
Cela paraît impensable, et pourtant c’est une réalité pour certains.
En Australie, des agriculteurs achetaient autrefois un million de litres d’eau pour 50 $. Aujourd’hui, ils doivent parfois en débourser 500 $.
Comment nourrir une population lorsque la première ressource pour cultiver devient inaccessible ?
La vie aurait-elle donc un prix ? C’est une folie.
L’eau, au même titre que l’air que nous respirons, a toujours été considérée comme un bien commun, offert par la nature.
Comment avons-nous pu basculer dans une logique où des traders, depuis leurs écrans, décident du prix auquel un être humain pourra accéder à cette ressource fondamentale ?
Aucune valeur monétaire ne peut réellement être attribuée à l’eau.
Elle est trop précieuse, trop essentielle.
J’ai dit un jour : « L’eau, c’est l’or qui coule de la terre. »
Elle relie chaque être vivant, et partout où elle afflue, la vie s’installe.
Elle agit comme un big bang silencieux, diffusant ses informations et déclenchant l’étincelle qui anime le vivant.
Il est urgent de remettre les valeurs de la nature au-dessus des valeurs monétaires humaines. L’intelligence collective doit primer sur le profit, sans quoi nous risquons de transformer en luxe ce qui devrait rester un droit fondamental.
Pour ma part, je vais aller à la piscine collective, l’eau a toujours eu ce pouvoir de m’apaiser.
À bientôt pour mes prochains articles.
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Ta vie n’est-elle pas l’écho de tes cinq sens ?
Et si ta vie n’avait pas un seul sens, mais une infinité de reflets qui s’éveillent à travers tes perceptions.
Nos sens nous accompagnent à chaque instant. Nous touchons, nous écoutons, nous regardons, nous goûtons, nous sentons… souvent sans même y prêter attention.
Pourtant, toutes ces informations s’impriment en nous, façonnent notre mémoire et nos émotions.
Mais parmi ces cinq sens, lequel est chez toi le plus discret, le plus endormi ?
As-tu déjà pris le temps de le chercher ? D’observer pourquoi il se manifeste moins ?
Souviens-toi…
• De l’odeur irrésistible à la boulangerie sur le chemin de l’école.
• Du visage de ce premier amour qui a enflammé ton coeur.
• Du sifflement du vent d’été, peut-être du mistral, pendant tes vacances.
• Du goût simple et chaud d’un verre de lait à la ferme.
• De la caresse tendre de tes grands-parents sur tes joues.
Ces souvenirs sont les empreintes sensibles de ton histoire.
Et parfois, l’un de tes sens se cache au fond de toi, plus fragile, attendant qu’on le réveille.
Je te propose un exercice simple.
Prends une bouteille de vin.
Écoute le bruit du bouchon qui s’ouvre, promesse de convivialité.
Saisis la bouteille dans ta main : sens le verre froid, lourd, solide.
Verse lentement : observe cette couleur unique qui se déploie dans ton verre.
Porte-le à ton nez et respire le terroir, le fruit, le minéral.
Puis goûte. Laisse le vin circuler, humecter chaque paroi de ta bouche, et découvre ses nuances.
Tu viens d’activer tes cinq sens, les uns après les autres.
Maintenant, classe tes ressentis : lequel s’est imposé avec force ? Lequel est resté discret ?
Était-ce une image, un son, une odeur, un goût, une caresse ?
Imagine tes sens comme cinq plateaux posés en équilibre.
Certains se remplissent abondamment, d’autres à peine, mais chacun soutient les autres.
Le plus faible n’est jamais inutile : il est porté, nourri et réveillé par ses compagnons.
La mémoire est une clé précieuse : elle réactive ce qui sommeillait, elle éclaire ce qui t’est
nécessaire. Tes sens ne sont pas figés. Ils évoluent, se développent selon tes besoins.
En vérité, il n’existe pas de faiblesse.
Chacun de tes sens a sa force et t’indique une direction unique : la tienne.
Est-ce que tes journées passent trop vite ?
Ton temps semble aspiré comme l’eau dans une éponge.
C’est le rythme effréné de l’homme dit « moderne » qui ne nous laisse plus de place pour soi.
Du matin au soir, tu passes d’une activité à l’autre, enchaînant sans répit.
Ton temps libre s’amenuise, et il devient plus rare de simplement regarder, admirer, ressentir.
Souviens-toi de ton enfance, de cette insouciance légère.
Souviens-toi de ces longues journées d’été où le temps paraissait infini.
Ne rien faire était alors naturel.
Aujourd’hui, cela te semble inutile… et pourtant, ne rien faire est utile.
Il faut savoir s’arrêter pour retrouver le calme.
Ce calme, cette douceur intérieure qui apportent une énergie nouvelle, apaisante.
En t’accordant cet instant, tu te mets en paix et redécouvres ton rythme naturel.
Alors arrête-toi. Essaye de ressentir.
Et si la solution pour retrouver ce temps perdu était de t’immerger dans l’eau ?
Je t’invite à une expérience simple : prends une douche en silence, sans musique,
sans hâte.
Ouvre le pommeau, regarde les milliers de gouttes qui tombent comme une pluie bienveillante.
Entre lentement sous l’eau chaude, laisse-la couler sur tes bras,
ta nuque, ton visage, tes jambes.
Lève la tête et accueille ce flot qui descend le long de ton corps.
Ressens cette eau qui glisse, enveloppe et dessine ton anatomie,
comme lorsque tu étais bercé dans le ventre rond de ta mère.
Te voici dans une bulle de calme, entièrement entouré d’eau.
Ferme les yeux, écoute ta respiration.
Sens tes poumons qui montent et descendent, comme les vagues de l’océan.
Plonger dans l’eau, même symboliquement, t’invite à retrouver ta respiration la plus naturelle.
Respire lentement, à ton rythme, sans contrainte.
Le temps n’appartient qu’à toi, si tu oses l’habiter pleinement.
L’eau devient alors ton miroir, ton abri et ton énergie.
Dans ce silence liquide, tu peux enfin te ressourcer.
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