À quelle espèce appartiens-tu ?
Je suis en colère de voir les hommes se placer au-dessus de la nature.
Le mot « croissance économique » m’est insupportable.
C’est un prétexte pour tout exploiter sans questionnement.
Nous voulons tout contrôler, tout prendre, tout vendre, sans réfléchir aux conséquences sur le vivant.
Pourtant, nous continuons à puiser dans les ressources naturelles avec une frénésie inquiétante et sans limite.
Nous avons créé des dieux et, dans le même temps, nous essayons de le devenir nous-mêmes.
Nous avons remplacé le verbe « être » par « avoir », et nous ne cessons jamais d’accumuler.
La soif d’argent a supplanté la soif de vivre, de respirer et de respecter notre environnement.
Et toi, te sens-tu coincé aussi dans ce système qui s’essouffle ?
C’est comme si nous étions assis sur une branche et que nous la scions nous-mêmes.
Beaucoup essaient de comprendre et finissent par se sentir déconnectés de leur espèce.
On souhaite souvent échapper aux contraintes économiques et politiques pour revenir à l’essentiel, pour retrouver un contact réel avec ce qui nous entoure.
Pourquoi suis-je dans cet état ?
Parce que nous avons oublié qu’une source d’eau active nos racines.
Nous avons coupé le lien avec la terre et avec la vie qui nous entoure.
Nous construisons nos villes et nos infrastructures sans tenir compte des limites de la planète.
Nous ne pouvons pas continuer à considérer la nature comme une ressource infinie.
Nous ne pouvons pas consommer sans limite.
Nous ne pouvons pas nous considérer comme supérieurs aux autres espèces.
Nous faisons partie d’un tout.
De l’air que nous respirons à l’eau que nous buvons, tout nous est offert par la nature.
Une espèce vivante ne peut survivre si elle ne respecte pas son environnement.
Tout conflit avec la nature est impossible : elle finira par nous imposer des limites.
Aujourd’hui, nos gestes quotidiens façonnent notre futur et celui de la planète.
Comprendre l’urgence et réapprendre à observer la vie nous permet de reconnecter nos actions à notre environnement.
C’est exactement ce que j’explore dans mon art : à travers l’eau et ses mouvements, je cherche à révéler le lien vital entre l’homme et la nature, pour que chacun comprenne ce que nous risquons de perdre.
Dans un prochain article je te parlerai des quantités d’eau qui circule dans notre corps.
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