Sais-tu encore d’où tu viens ?
Pas ton adresse.
Pas ton métier.
Mais ton sol.
Celui qui t’a nourri.
Celui qui a laissé une trace sous tes pieds.
Nous vivons sur du béton, mais nos corps se souviennent de la terre.
De son odeur après la pluie.
De sa fraîcheur.
De sa résistance.
La terre est lente.
Elle prend le temps.
Elle absorbe l’eau, la garde, la redistribue.
Comme les racines.
Elles descendent dans l’obscurité pour permettre au vivant de s’élever vers la lumière.
Le vin raconte cette histoire.
Il est de l’eau passée par la terre.
Chargée de minéral, de tanin, de mémoire.
Un liquide qui a pris le temps de devenir ce qu’il est.
Notre corps fonctionne de la même manière.
Nous avons besoin d’ancrage pour nous élever.
De profondeur pour respirer.
Mais nous avons coupé ce lien.
Nous voulons aller vite.
Produire.
Avancer sans descendre.
Est si la question était :
que devient l’eau quand elle traverse la terre ?
Que devient l’homme quand il oublie ses racines ?
Peut-être que se reconnecter au vivant commence là.
Marcher pieds nus.
Toucher un sol.
Boire un vin en conscience.
Sentir que nous ne sommes pas au-dessus de la nature,
mais dedans.
Cliquer ici pour découvrir mon oeuvre “De la terre à l’arôme N°152”
https://www.stephanehauton.com/oeuvres/p/de-la-terre-larme-n152